Pu enn nasyon morisyenne for … bizin vote are la lozik… pa ek lekerr

Le bonheur, c’est quoi pour nous ?
5 février, 2010, 9:52
Classé dans : Le fameux bonheur

Avant de se lancer sur une diatribe forcément subjective, vu l’énoncer de la question, mais pas forcément malveillante en raison du sujet. Il me paraît important de cerner le sens commun du mot bonheur. Selon le petit Larousse, le bonheur serait un état de complète satisfaction et de plénitude. Cette définition est d’autant plus intéressante lorsque l’on porte attention à sa deuxième partie : heureux, hasard, chance, joie et plaisir son des mots que l’on associe volontiers au bonheur. On retrouve dans cette définition, la phrase suivante qui a pour but de nous permettre de mieux cerner l’idée du bonheur : « nous avons eu le bonheur de la rencontrer. »

Le bonheur serait donc un état, un moment, un instant, il serait donc limité dans le temps. A cette volatilité du bonheur on y associe la joie éventuelle que procure une rencontre résultant du fruit du hasard. Ce qui constituerait l’essence du bonheur si l’on s’en tient à la définition commune, serait un savant mélange entremêlant surprise et état d’esprit. L’état d’esprit serait un élément fondamental du précieux bonheur après lequel nous courrons tous. Il me semble donc que toutes tentative de parler du bonheur sans faire preuve de subjectivité est impossible. Cette caractéristique du bonheur à pour conséquence d’avaliser l’adage selon lequel, le bonheur des uns fait le malheur des autres. Le bonheur est quelque chose de très personnel, d’intime et que l’on partage en premier lieu avec soi même. Il est rare qu’un heureux événement qui nous procure du bonheur, fasse le bonheur des autres, même nos plus proche amis ou parents, bien qu’ils soient heureux pour nous, ils ne sauraient ressentir l’émotion que nous procure notre bonheur.

Répondre sur le fond et non pas sur la forme à la question de savoir ce qu’est le bonheur pour chacun de nous se résume à faire l’étalage de nos besoins les plus égocentrique. On pourrait appeler cela plus simplement, nos envies. Mais notre bonheur se nourrit-il du simple assouvissement de nos envies ? Une fois le paroxysme du plaisir de la satisfaction de ces envies atteint, sommes nous capable de nous satisfaire de la même chose pour éprouver un bonheur égal ? Je n’en suis pas sûre car si l’on s’en tient au sens commun de la définition du bonheur, il manquerait l’élément de surprise. On est victime de nous même dans notre quête du bonheur, victime de notre corps qui distille avec parcimonie ces hormones qui nous font du bien. Cette parenthèse sur l’interaction chimie et bonheur, m’oblige à dire deux mots sur la place de la drogue dans la recherche du bonheur. L’utilisation de narcotique et d’autres substances euphorisante pour éprouver ce que notre corps et notre esprit sont tellement avare à nous procurer est connu comme un phénomène social. Il faut reconnaître que notre société occidental à toujours eu un problème avec la drogue, en témoigne la guerre de l’opium qui à eu pour conséquence la rétrocession de Hongkong à la Grande Bretagne pour un siècle et demi. Dans d’autre société ces substance sont utilisés comme lien entre l’au delà et les hommes. On pourrait écrire tout un chapitre sur la question des drogues dans le monde occidental, Mais je limiterai mon propos à la question du plaisir qu’elles nous procurent plutôt que la question de l’addiction. Ce plaisir que l’on dissocie volontiers du bonheur pour en faire un produit de consommation.

Notre société nous pousse à croire que le bonheur se trouve dans la dernière potion amincissante ou au volant de la dernière voiture hybride et sportive. Si l’on s’en tient à la dernière publicité du groupe de boisson gazeuse le plus connut au monde, ils nous vendent du bonheur en bouteille. Nous recherchons tellement le bonheur, qu’il est devenu un argument de vente. Les assureurs, les banques, les marchands d’électroménager et d’électronique vantent les mérites de leurs produits en mettant en avant le bonheur que ces derniers apporteront à nos vies. Je vous laisse juge de la véracité et de la pertinence de ces arguments.

Nous vivons actuellement une époque très difficile pour le bonheur, mais cela ne nous empêche pas d’être heureux. Je vous laisse le soin de faire la différence entre ces deux émotions. Mais on peut dire sans dénaturer le sens commun de ces deux mots, qu’être heureux c’est comme un bonheur de deuxième catégorie. On peut être heureux d’avoir accompli quelque chose ou de se voir attribuer une quelconque gratification mais il manque ce petit effet de surprise qui sublime notre joie pour la transformer en bonheur. Notre époque nous rends plus exigeant par rapport au bonheur, notre époque nous éloigne du bonheur.

Jean Baudrillard, sociologue et philosophe Français dans son ouvrage, « la transparence du mal » nous donne un aperçu très intéressant de ce qu’est l’état d’esprit de notre époque. « S’il fallait caractériser l’état actuel des choses, je dirai que c’est celui d’après l’orgie. L’orgie c’est tout le moment explosif de la modernité, celui de la libération dans tous les domaines. Libération politique, libération sexuelle, libération des forces productives, libération des forces destructives, libération de la femme, de l’enfant, des pulsions inconscientes, libération de l’art. Assomption de tous les modèles de représentation, de tous les modèles d’anti-représentation . Ce fut l’orgie total, de réel, de rationnel, de sexuel, de critique et d’anti-critique, de croissance et de crise de croissance. Nous avons parcouru tous les chemins de la production et de la surproduction virtuel d’objets, de signes, de message, d’idéologies, de plaisir, aujourd’hui, tout est libéré, les jeux sont faits, et nous nous retrouvons collectivement devant la question cruciale : Que faire après l’orgie ? » Ces lignes ont été écrites à la fin des années quatre vingt. Aujourd’hui vingt ans plus tard, nous avons dépassé les limites de la surconsommation, notre société nous offre énormément de facilité pour rendre notre vie plus agréable, pourtant nous sommes les plus grand consommateur d’anxiolytique. Mais le temps ou le progrès ne peuvent à eux seul expliquer nos difficultés à trouver le bonheur. On m’a appris il y bien des année que le bien être était le premier pas vers le bonheur. On m’a appris également que l’homme devait être en mesure de satisfaire ses besoins vitaux, à savoir s’alimenter, se vêtir, s’abriter et se reproduire. Notre société pourvoit pourtant à tous ces besoins, mais cela ne nous suffit pas car nos contemporains ont placé la bar plus haut. Ils ne suffit plus de se nourrir , il s’agit maintenant de manger ce que l’on choisit et ne plus être en mesure de choisir nous place en situation d’échec. Cela rends plus ardu notre pèlerinage sur le chemin qui mène au bonheur. Il ne suffit plus de se vêtir pour se protéger des intempéries, mais il s’agit d’afficher la marque qui nous corresponds, ou plutôt qui caractérise le mieux le milieu auquel nous souhaitons appartenir. Il ne suffit plus d’avoir un toit au dessus de sa tête, il faut qu’il soit bien situer et orienter plein sud de préférence.

Comment sommes nous arrivés à cela ?

Notre société c’est constituer un système éducatif respectable et nous bénéficions quotidiennement d’information sur le monde grâce au média. Je pense que l’on peut trouver des indices sur le comment de notre situation avec ces deux institutions.

L’éducation nous permet d’avoir l’illusion de la connaissance parce que nous possédons un certain savoir faire. Nos avancés scientifique et technique suggère que notre culture serait un modèle et notre pouvoir économique impose ce modèle au mépris des richesses que recèlent d’autres cultures. Ex : la médecine chinoise. Cette dernière commence tout juste à se frayée un espace jusqu’à nos mandarins J. Mais déjà les industries pharmaceutiques voient cela d’un très mauvais œil. Je n’irai pas dans les détails concernant cette question mais il faut savoir que la médecine chinoise repose en majeur partie sur l’état d’esprit ou plutôt l’énergie qui circule dans notre corps. Oui, nous soignons mieux le cancer que les chinois mais eux souffre moins que nous de ce mal.

Selon une étude menée par l’université de Leicester au Royaume Uni, on serait plus heureux au Costa Rica (13ème) qu’en France (62ème), plus jovial en Chine (82ème) qu’à Cuba (83ème), ces deux pays caracolant devant le Japon (90ème). Toutefois, l’espoir qu’un avenir meilleurs est possible, nous vient du Danemark (1er). Ils semblent avoir trouver là-bas le juste équilibre entre modernité et bonheur.

Je rends grâce à l’autre institution, les médias qui m’a permis en deux clic de trouver ces informations que je n’avais plus sous la main. Pour autant cela ne m’empêchera pas de fustiger cette institutions pour le rôle néfaste qu’elle a sur notre quête du bonheur. L’accès quasi instantané à l’information et les conclusions qu’on en tire basé sur une analyse reposant sur nos maigres connaissances, nous amènes souvent à des conclusions hâtive qui nous rassure en nous éloignant de la vérité.

La vérité c’est que rien n’est immuable en ce bas monde et que le changement est inéluctable. Un jour nous atteindrons la maturité et la sagesse suffisante pour accepter cela et là nous ferons un grand pas vers le bonheur. Il est pourtant à notre porté, il suffit juste de tendre la main et de se détacher du superflu tout en acceptant que nous sommes tributaires des aléas de la vie. Il faut accepter les conséquences de nos choix qui sont le résultat de notre investissement et de notre motivation. C’est l’énergie que l’on mets dans ce que nous accomplissons au quotidien qui nous rapproche du bonheur. A chaque fois que l’on fait quelque chose sans amour, on s’éloigne du bonheur et à chaque fois que l’on compare ce que l’on a à ce que l’on n’a pas, on tourne le dos au bonheur.

Je crois profondément que le bonheur, c’est de savoir se satisfaire de ce que l’on a et de rechercher que ce dont on a vraiment besoin. Je suis intimement persuadé que ce qu’il nous faut, c’est de l’amour. On doit commencer par s’accepter et refuser de se forger une image. Il faut accepter de contempler notre reflet sans chercher ce petit défaut qui nous caractérise, faisant de nous un individu unique. C’est selon moi la clef du bonheur.

Ivor TAN YAN



Ni de gauche, ni de droite
4 février, 2010, 11:07
Classé dans : Politique Mauricienne

Nous sommes des « hard workers » et il est pour nous normal de travailler plus si l’on souhaite arrondir nos fin de mois. Il nous est arrivé à tous d’occuper plusieurs emplois à certaine période de nos vie pour financer la construction de sa maison, le mariage d’un enfant ou encore pour prévoir le financement de nos études tertiaires ou de ceux de nos enfants. Nous ne sommes pas les champions des dossiers et des demande de bourse, aide toi toi-même et le ciel t’aidera, c’est un peu la philosophie mauricienne. Nous sommes très fort pour entreprendre et réaliser des projets, notamment lorsque cela concerne notre confort et celui de notre famille. Toutefois, je déplore que nous ne mettions pas plus d’énergie pour la construction d’une société forte. Il est dommage de constater que malgré la force, le courge et l’intelligence du peuple mauricien, ce sont toujours les même qui sont à la tête du pays depuis plus de cinquante ans. L’idée selon laquelle le chef de l’Etat doit appartenir à la communauté majoritaire dans le pays est sans fondement. Cela n’est généralement pas le cas dans une démocratie, l’Inde avec un président Musulman, les Etats unis avec un président Afro-américain et la France avec un président d’origine hongroise sont des exemples suffisant pour décrédibiliser cette idéologie. Cette dernière ne sert qu’à décourager un maximum de candidat potentiel. Cette idée éloigne le Mauricien de la politique, car il est en droit de penser qu’il n’y trouvera pas sa place parce qu’elle mets au second plan la question des parties politique et des idéologies qu’elles véhiculent.

La politique ce n’est pas ce que l’on voit dans les médias, le mot politique vient du grecque politikè est signifie science de l’organisation de la cité. La politique a pour caractéristique principales d’axé son travail sur la prévision et non l’improvisation. Le travail politique demande de la patience et de l’humilité, si l’on fait de la politique pour le simple fait d’avoir du pouvoir on est dans l’illusion. D’ailleurs on n’a pas de pouvoir en politique, on a d’immense responsabilité.

Il faut que plus de jeune originaire des classes populaires entre en politique, pour se faire il faudrait que ces derniers commence déjà par s’y intéresser. A chaque fois que je parle de politique à des amis de ma génération, (génération : gameboy, super nintendo et play station) je me heurte à la même résignation. Ils me disent pour la plus part que cela ne servira à rien.

Pourtant il y a tellement à faire notamment dans le domaine social à Maurice, l’écart entre la classe laborieuse et la classe moyenne devient de plus en plus grand. La fracture sociale à Maurice peut avoir des conséquences dangereuses pour la stabilité du pays, mais ce n’est rien comparaît au conséquence à long terme sur le développement d’un pays dont la richesse est sa main d’œuvre.

L’Etat devrait intervenir pour combler cette écart social sans pour autant encourager l’assistanat. Cela ne fait pas partie de notre culture et de nos traditions, notre pays existe aujourd’hui parce que nos ancêtres n’ont pas hésité à remonter leurs manches et à suée pour certain jusqu’à la mort parce qu’il croyait dans l’avenir du pays. Mais je souhaite que mon propos ne soit pas détourner pour parler de l’esclavage ou encore l’exploitation de la main d’œuvre indienne, là n’est pas la question, plus de 150 ans se sont écoulés depuis la fin de cette période. Plusieurs générations nous sépare de nos ancêtres qui ont vécu cela et nous avons connu un développement exponentiel durant les 40 dernières années, nous avons souhaité et obtenu notre indépendance parce que nous avons accepté notre passé et que vivre ensemble nous convient. C’est à mon sens de la démagogie, que d’aborder la question de l’exploitation de nos ancêtres par les uns ou les autres ou encore la défense des droits d’une ou l’autres des communautés mauriciennes.

La réalité c’est qu’aujourd’hui pour exister sur le plan politique, puisque tous ne peuvent pas être des fils de … , certains choisissent de se positionner sur le plan de l’appartenance communautaire en utilisant des arguments alarmiste pour faire peur et obliger certain à choisir l’enferment sur soi plutôt que l’ouverture. L’omniprésence d’une tension pseudo communautaire dans le débat politique, permet de faire l’impasse sur des sujets qui concernent directement le mode de vie des mauriciens.

Pourtant il y a tellement de sujet grâce auquel nous pourrions animer le débat politique mauricien, notamment la question des transports en commun ou encore des questions concernant l’infrastructure urbain les routes mal éclairer, des routes endommager par des travaux divers (c.w.a ou sewage etc), la délinquance et la question du trafic de drogue à Maurice. Toutes ces questions font-elle l’objet d’un débat à l’île Maurice ? D’ailleurs y a t-il des débats publique à Maurice entre dirigeant des forces politique ?

La seul et unique fois que j’ai voté à Maurice, j’ai voté pour le ptr, non pas par conviction mais simplement parce que mon père faisait parti de cette mouvance politique. Aujourd’hui que j’ai ouvert les yeux je réalise qu’un tel comportement révèle l’absence de vision et de connaissance de la chose politique. A l’époque j’avais tout juste 20 ans et aujourd’hui j’en aurai bientôt 30. Je comprends mieux l’importance et les conséquences de l’orientation politique d’un pays. Certes nous avons une marge de manœuvre réduite en raison de notre dépendance aux différents lobbies internationaux. C’est pourtant la raison majeur qui devrait nous motivé à prendre en main notre destiné sociale et politique, finalement peu importe qui sera au pouvoir notre politique de collaboration économique et commerciale internationale dépendra toujours de notre travail car la seul richesse que possède notre pays c’est sa force de travail. Toutefois, il persiste chez nos compatriotes une véritable léthargie. Il semble que nous soyons résigné et persuader que ce domaine est exclusivement réservé à certains nom.

Je pense que l’action puis l’inaction d’un certain mouvement qui à vu le jour pendant la période qui précéda et succéda l’indépendance y est pour beaucoup. Je pense que la main mise de ce leader politique sur son parti contribue a appauvrir notre paysage politique. Mais je refuse de faire porter le chapeau à un homme qui n’est pas plus opportuniste que les autres finalement.

Pourquoi ne garderai t-il pas la place bien chaude en attendant que son fils s’intéresse à son pays ???

Nous citoyens mauricien sommes entièrement responsable de cette situation. On se contente d’accepter notre sort, on ne s’intéresse à la chose politique qu’en spectateur passif aussi longtemps qu’un problème social ne nous porte pas préjudice. exemple : la corruption, deux automobilistes sur trois ont déjà donné « enn dithe » à un officier pour éviter d’être sanctionner. Malheureusement tant que l’on n’est pas victime de cette corruption, on écoutera Finley en parler dans son émission de 9h à 11h en se réjouissant de savoir qu’il y a toujours cette option qui est envisageable si notre cercle d’influence ne peut plus nous protéger. Ces pratiques peuvent continuer sans que cela ne dérange notre petit confort. D’ailleurs cette émission « Enquête en directe » est le produit d’un système qui ne fonctionne pas normalement. Comment expliquer sinon que des citoyens doivent faire appel à un média pour que leurs démarches administratives ou d’autres situation aberrantes soit traiter avec diligence et sérieux.

Le culte de la famille et du réseau à ses limites, ces dernières sont atteintes lorsque l’avancement social des individus est compromis parce qu’ils ne connaissent pas les bonnes personnes alors qu’ils ont les compétences. Si l’on souhaite que notre pays continue a progressé il faut que nous fassions preuves de plus de patriotisme, il faut que l’on vote en fonction d’un programme et non d’un fils de … Il faut que l’on refuse le jeu de la chaise musicale en politique. Il faut que l’on accorde notre soutiens à des gens qui on l’intention de restructurer les institutions Etatique mauricienne en profondeur pour qu’elles mutent d’une oligarchie bourgeoise vers une démocratie basée sur des valeurs d’équité sociale.

Ivor TAN YAN



La classification des communautés dans la constitution
19 mars, 2009, 19:20
Classé dans : Liens,Politique Mauricienne


Marc Hein se dit sidéré par la classification des communautés dans la Constitution de l’île Maurice. Il déclare d’avance être cynique et critique, tout en espérant être constructif dans cet article.
 Ce que je lis depuis quelques temps dans les journaux me sidère en ce qui concerne la classification des communautés dans la Constitution de notre pays. Depuis les mouvements du père Grégoire nous assistons à un renouveau de l’identité créole qui a probablement sa raison d’être. Une communauté, longtemps brimée, refait surface et réclame pleinement sa donne communautaire avec dans son sillage une traînée de revendications, certaines sensées, d’autres moins sensées. Je déclare d’avance être cynique et critique, tout en espérant être constructif dans cet article. Le Créole dans la ConstitutionVenons-en aux faits constitutionnels : l’idée serait d’ajouter le terme «créole» à la liste des communautés qui se lit aujourd’hui à la section 4 de la Cédule I de la Constitution, nommément ; les communautés (a) hindoues, (b) musulmanes, (c) sino-mauriciennes et autrement, (d) population générale.

Deux alternatives s’offrent à nous. Premièrement le terme population générale est remplacé par le mot «créole» (kréol ?) et sera alors créée une nouvelle catégorie de citoyens et le tour est joué. Rappelons que les membres de la population générale aujourd’hui sont ceux qui ne sont ni hindous, musulmans ou sino-mauriciens by “their way of life”, au fait notre façon de vivre ou notre mode de vie. Bref cette population générale qui est une catégorie fourre-tout ; on est de la population générale par élimination puisqu’on n’est pas autre chose. Les interprétations diverses de ce «mode de vie» ont fait l’objet de milliers de commentaires et de nombreux jugements de notre Cour suprême. Même la Commission des droits de l’homme s’en est mêlée récemment dans un jugement du juge Seetulsingh. Donc dans la première alternative le membre de la population générale devient créole.

LIBERALISATION. Participation de Maurice à une conférence ministérielle de l’OMC. Maurice participera à la conférence ministérielle convoquée par le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy. Cette conférence se tiendra à Genève du 25 au 27 juillet. Un nombre limité de pays, soit 25 sur les quelque 150 pays membres de l’OMC, pourront y participer. La réunion aura pour objet les modalités pour la libéralisation des services et des produits agricoles et industriels.

Dans la deuxième variante, on ajoute le mot créole et l’on garde le terme population générale. Nous passons alors à cinq communautés au lieu de quatre, mais on peut s’attendre à des demandes des Tamouls, Telegus, Marathis, Gujaratis ou autres qui voudraient avoir leurs communautés inscrites. Leurs demandes seraient alors bien légitimes. Nous avons bien par exemple l’effigie de l’illustre tribun Renganaden Seeneevassen (représentant les Tamouls) sur le billet de Rs 100 et des textes en tamoul sur lesdits billets de banque.

Au fait puisqu’il y a parmi ces communautés, la communauté dite «sino-mauricienne», certains pourraient prétendre à une communauté «franco-mauricienne» étant donné la présence des colons français depuis le début du 18ème siècle et leur contribution au développement de l’île Maurice. Nous voyons bien Maurice Paturau sur le billet de Rs 50 et sir Jean Moylin Ah Chuen sur celui de Rs 25. L’un représente les «Franco-Mauriciens» et l’autre les «Sino-Mauriciens». Si la Banque de Maurice consacre ces clichés à la postérité, pourquoi pas la Constitution !

Il nous a été rappelé récemment par l’ancien chef juge Rajsoomer Lallah que les rédacteurs de notre Constitution, dont le Professeur de Smith, ne voulaient pas énumérer les communautés qui sont supposées représenter la nation mauricienne et que ce furent les politiciens qui imposèrent cette façon de pensée à la Constitution dans les années 1965. Ce fut fait à la suite de la conférence constitutionnelle tenue à Londres à cette époque, et l’on subit cette emprise de l’histoire qui me dérange profondément en tant que juriste et Mauricien.

Je le rappelle une fois de plus. Les communautés ne sont mentionnées nulle part dans la Constitution sauf à la fin du texte à cette fameuse section quatre de la Cédule I. Tout cela pour accommoder le “best loser system” qui accorde par un mécanisme compliqué huit députés correctifs. Donc une consécration ethnique constitutionnelle pour pouvoir seulement nommer ces huit députés. Les premiers quatre députés sont nommés d’après des critères de communautés et les seconds quatre d’après un critère mixte des plus compliqués. Et en plus en se basant sur un recensement datant de 1972 – vieux de 36 ans – où les Mauriciens avaient à dire de quelle communauté ils étaient issus. Il n’y a pas eu depuis de recensement demandant aux citoyens de mentionner leur communauté et ainsi toutes les mathématiques pour désigner ces députés datent de 36 ans. Quel anachronisme ! Et tout cela simplement pour nommer une poignée de députés correctifs.

«Donc d’après mon arbre
généalogique je suis de
descendance française. Ma famille est implantée à l’île Maurice
depuis des centaines d’années
et je me considère comme Mauricien, un point c’est tout.
Je n’ai pas de passeport français
et mon passeport mauricien est
le seul qui me permette
de traverser les océans et
les continents, et j’en suis fier»
Je me pose une question simple, personnelle, QUI SERAI-JE ? après ces amendements proposés à notre Constitution. La famille de mon père émigra de France, quittant la Lorraine pour l’Ile Maurice en 1815 après la défaite de Napoléon; la famille de ma mère quitta la Bretagne après la révolution française de 1789 toujours pour l’Ile Maurice. Donc d’après mon arbre généalogique je suis de descendance française. Ma famille est implantée à l’île Maurice depuis des centaines d’années et je me considère comme Mauricien, un point c’est tout. Je n’ai pas de passeport français et mon passeport mauricien est le seul qui me permette de traverser les océans et les continents, et j’en suis fier. Je remercie mes parents qui m’ont toujours appris le mauricianisme et une éducation anticommunaliste pour combattre ces termes ethniques et dépassés.

Donc, après cet amendement qui serait proposé à la Constitution, est-ce que je deviens créole? Situation cocasse que je pose comme question ?

Les dictionnaires Larousse et Robert interprètent le mot créole comme celui qui est né de descendance européenne aux colonies. Je suis donc grammaticalement un Créole mais suis-je un Créole dans le sens mauricien ? Un ami légiste qui revendique avec véhémence la créolité, me disait que ce serait un non-sens si moi, blond à peau claire, je devenais créole car les amendements prévus veulent reconnaître l’identité créole et non pas ce genre de situation (la mienne !). Pour cet ami je ne peux en fait être créole. Posons-nous donc quelques questions.

Quid d’un Allemand fraîchement émigré chez nous, blond aux yeux verts (donc pas né aux colonies) et qui vit un “way of life” à l’européenne ! Il est quoi ? Créole, population générale ou que sais-je ?

Je suis né «aux colonies» quand l’Ile Maurice était colonie avant 1968, donc un créole d’après le dictionnaire, mais mon fils né après 1968 n’est donc pas né aux colonies, puisque l’Ile Maurice était indépendante. Alors lui n’est pas créole comme n’étant pas né «aux colonies» mais moi si!

Que faire de celui qui refuse d’être hindou, musulman, sino-mauricien ou autre, la Cour ne serait-elle pas tentée un jour de faire appel au test morphologique du faciès pour décider ce qu’il est ?

Quid maintenant de tous mes amis ayant fait des mariages mixtes et ayant des enfants métisses ? Ils se classent où ? Quelle honte de notre Constitution de vouloir les catégoriser ainsi. Notre Constitution, la mienne, la vôtre, est ce texte déterminant les règles de l’Etat. Elle récuse les excès de l’anarchisme, les débordements de la dictature et établit les règles de la démocratie, bref de notre civilisation. Elle doit tolérer et prendre en compte tout ce qui concerne la nation mauricienne.

Je peux nommer des dizaines de cas bizarres où la Cour pourrait être contrainte à faire appel à des critères d’ethnie ou de morphologie par des dérives judiciaires pour déterminer la communauté. Nous naviguons alors dans les eaux dangereuses de la classification raciale où plus près de nous récemment, sous l’apartheid, les Sud-Africains avaient leurs propres critères de race. L’on mesurait le pénis, la pigmentation des seins et la droiture des cheveux afin de savoir si quelqu’un était africain, blanc, «de couleur» ou encore hindou. Du pur Docteur Mangele, sinistre médecin raciste et eugéniste sous le régime hitlérien à Austwich. Je conseille franchement qu’on n’en arrive pas là aux portes de ces critères dangereux.

Certains prendront probablement mal ce que j’écris ici mais il faut le dire pour en finir avec toutes ces connotations ethniques, racistes et communalistes. Ceux qui me connaissent comprendront ce que j’écris car mon but n’est pas de froisser qui que ce soit mais d’aider à faire comprendre.

Beaucoup de mes amis créoles vivent comme moi le même mode de vie ; «way of life» et en Droit je deviendrais donc probablement créole plutôt que population générale (mais peut être pas mon fils !). Poussant l’argument plus loin, nombreux sont les hindous et musulmans qui ont encore ce même mode de vie et qui devraient être aussi créoles. L’on pourrait écrire encore beaucoup et très longtemps sur des cas atypiques qui nous dirigent vers des absurdités.

L’AvenirVoila à quoi nous mène de reprendre les termes du passé pour accommoder des concepts de notre temps.

Je vais déranger mais il est maintenant anachronique, désuet, dépassé et pour moi carrément stupide de toujours jouer sur les communautés.

Elles doivent disparaître pour être remplacées par le mauricianisme afin de permettre pleinement au Mauricien de prendre naissance. Cet HOMO MAURICIANUS existe, donnons-lui ses droits. Regardons vers l’avenir plutôt que le passé. Ce dernier est riche de sens mais respectons les générations futures.

Une nouvelle ConstitutionUne suggestion est d’avoir un préambule à une nouvelle Constitution, qui serait après proclamée, reconnaissant que des migrations variées ont peuplé ce pays et qu’aujourd’hui en 2008, nous reconnaissons la contribution de toutes les communautés et des peuplements à la nation mauricienne. Un tel préambule existe dans plusieurs Constitutions du monde. Je peux nommer les Etats-Unis, l’Inde, la France et encore d’autres. Ce serait bien afin, d’accommoder tous les peuplements de l’île Maurice.

Une Assemblée constituante serait alors tenue pour réviser la Constitution avec le concours de tous les députés de la Chambre et du président de la République, abolir le “best loser system” et établir une nouvelle Constitution. Il serait utile d’intégrer la participation du judiciaire à ce processus car elle est essentielle et importante en tant que garantie de l’impartialité ! Finalement ce n’est que ce système électoral, avec les députés correctifs qui nous font l’honneur d’avoir des classifications ethniques dans la Constitution. Nous n’avons jamais eu d’Assemblée Constituante car notre Constitution fut imposée par des Britanniques par un “Order in Council” de la Reine. Ceux qui ont crainte parmi les minorités de se voir perdants et dilués peuvent se rattraper indirectement sous une forme de représentation proportionnelle. D’où l’idée qu’une reforme électorale avec une dose de proportionnelle peut apporter les “checks and balances” requis de tous pour maintenir l’équilibre communal au Parlement. Plusieurs ont écrit dessus récemment et j’y reviendrai.

Ceux qui croient en l’avenir de l’Ile Maurice doivent se mettre debout, comprendre et faire comprendre que le concept d’annuler les appellations «hindou, musulman, sino mauricien, ou population générale» est possible dans le cadre d’une réforme constitutionnelle et électorale tout en respectant les peuplements divers. Cela ferait le plus grand bien aux Mauriciens et cela est mon rêve et mon espoir. Les communautés continueront leurs activités de par leur propre nature sociale, culturelle ou religieuse dans l’île Maurice arc-en-ciel mais sans qu’elles soient figées dans la Constitution comme obstacle perpétuel à la construction mauricienne. Après 40 ans d’indépendance nous devons cela à notre Constitution.

Ce 19 juin 2008

 

 

Par Marc HEIN 



IDENTITÉ, CULTURE ET MAURICIANISME
15 août, 2008, 23:46
Classé dans : Politique Mauricienne

Le pouvoir au prix fort pour la nation 

Le paysage politique mauricien offre une belle image de la crise identitaire dont souffre notre nation. Rappelons qu’une nation est une grande communauté humaine, le plus souvent installée sur le même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte. 

Nous sommes les enfants du monde, l’île Maurice a été pendant longtemps un carrefour incontournable pour les voyageurs. Nous sommes le résultat de ces diverses rencontres dont a été témoin notre mère patrie. Notre histoire est toute jeune mais déjà bien riche, elle date d’environ 200 ans ; à l’échelle du monde, elle est insignifiante. Pourtant notre mode de vie est envié. Ici se côtoient quotidiennement des cultures et des traditions millénaires, reproduites et transmises depuis plusieurs générations. Ces traditions se perpétuent dans l’île depuis qu’elle est devenue la terre d’accueil d’esclaves arrachés à leurs terres natales et de migrants en quête de jours meilleurs. La culture mauricienne trouve ses sources dans ces mélanges et ces rencontres ; la magie de notre pays réside dans le fait que la friction entre ces différentes cultures n’a pas abouti à la disparition de l’une ou l’autre d’entre elles. Elle a créé une nouvelle culture qui englobe toutes les cultures présentes sur le territoire mauricien sans en amputer la moindre parcelle : le mauricianisme. Le kreol morisyen en est la preuve vivante. 

Depuis plusieurs générations, les traditions se perpétuent et se superposent malgré les difficultés parce que l’union fait la force. Chaque communauté à Maurice reproduit certains gestes ancestraux pour des mariages ou des enterrements ou encore pour des rituels particuliers sans aucune restriction, et toutes les communautés connaissent des mariages mixtes. L’île Maurice est une véritable démocratie religieuse, pourtant durant ces 20 dernières années de plus en plus de partis et de groupuscules ont vu le jour et s’attribuent l’étiquette de défenseurs des droits des différentes communautés mauriciennes. 

C’est à mes yeux un non sens, car jamais dans l’histoire de Maurice une pratique religieuse ou culturelle n’a été interdite par l’État mauricien. Cela contrairement à notre île sœur, La Réunion. Mis à part l’épisode des bagarres raciales qui ont eu lieu juste avant l’Indépendance de Maurice, des événements qui trouvent leur source dans des arguments racistes et d’un autre temps, utilisés par des politiciens de l’époque pour exacerber les sentiments d’une population déjà angoissée par des craintes justifiées concernant leur avenir post-indépendante. 

Ainsi, je n’arrive pas à comprendre l’objectif poursuivi par ces divers partis et groupuscules pour lesquels je ne ferai pas de publicité inutile. Ces mouvements n’affichent aucune position économico-sociale cohérente et proposent des stratégies qui ne correspondent pas à notre époque. On est dans l’ère du libéralisme à outrance, à notre époque il n’y a pas de place pour le favoritisme, le clientélisme et le protectionnisme. 

Alliances multiples 

Toutefois, pour gagner les élections à Maurice, les grands partis s’obligent à des alliances multiples et variées car, sans elles, personne n’obtiendrait la majorité nécessaire pour gouverner, ou alors le gouvernement disposerait d’une faible majorité, limitant son champ d’action. Nous savons pourtant vers quel genre de dérive extrémiste peut mener ce type de pratique ; nous pouvons pour cela nous baser sur un exemple mondialement et tristement connu. Le Liban est devenu aujourd’hui un pays impossible à diriger, car les coalitions nécessaires à l’accession au pouvoir brident toute tentative de réforme profonde des institutions du pays. Pourtant, un État doit être capable d’accorder ses institutions avec l’évolution des besoins de sa population. 

Il y a trois ans de cela, l’écrivain Bernard Lehembre, au cours d’une discussion que nous avons eue, utilisa l’expression « petit Liban » pour parler de mon pays. Cette comparaison m’inspira une vive réaction. Je lui ai dit que, chez nous, on ne tue pas notre voisin parce qu’il n’est pas de la même confession religieuse que nous. Il répondit très calmement qu’au Liban également ce n’était pas le cas il y a 30 ans de cela. 

Sa réponse m’a poussé à m’interroger sur les raisons et le contexte qui mènent à l’apparition de ces différents groupuscules  » communautaires  » ; finalement, ne serait-ce pas l’utilisation à des fins personnelles d’une sympathie populaire par un individu ? 

Le pouvoir personnel peut être défini comme la mainmise sur une idéologie par un individu, ce dernier agissant comme s’il en était la source. Cela est contraire à toute idéologie car le fragile équilibre, qui fait la quintessence d’une idéologie, provient des contre-pouvoirs. Ces derniers sont les avis contraires au sein même du groupe, qui milite en faveur de cette idéologie. Un leader omniprésent et imposant sa vision de l’idéologie dénature l’idée première véhiculée par cette dernière. Selon le modèle démocratique contemporain, Machiavel aurait tort, lui qui suggérait au souverain d’éliminer les prétendants au poste de souverain. Pourtant, c’est ce qu’ont fait des leaders politiques. Qui pourrait prendre la tête de nos grands partis aujourd’hui ? 

Et si demain les armes à feu devenaient plus accessibles à Maurice ? Irions-nous jusqu’à nous entre-tuer pour des raisons communautaires ? Je refuse d’y croire parce que je suis Mauricien avant tout… je suis Mauricien avant d’être musulman, je suis Mauricien avant d’être chinois, je suis Mauricien avant d’être hindou et je suis Mauricien avant d’être chrétien. Je suis tout cela tout en étant Mauricien, mais pourtant j’ai peur parce qu’aujourd’hui la division communautaire semble être le fonds de commerce de nos hommes politiques. Ils sont à la recherche d’un pouvoir personnel, un flagrant exemple pourrait être celui qui donne son nom à son parti… 

Ivor Tan Yan 



Vir ki turne … turne ki vir
24 avril, 2008, 2:13
Classé dans : Politique Mauricienne

Depi lontan mo pa konpran kifer dimounn dimann mwa ki mo ete. Kan mo ti zenfan, li ti enn kestyon difisil pu mo reponn, parski lakaz bann paran ti dir mwa : « Twa to sinwa » Be mo pa ti paret sinwa ditu. Mo plis resamble enn hindomorisyen ki enn sinwa, a koz sa mem ki depi mo tipti, kan dimounn dimann mwa : »Ki to ete twa ? » mo dir zot mo morisyen. Bé selman dan moris, li pena sens dir ki to morisyen parski ban morisyen ena tendans dir : « Be oui nu tu morisyen, Be to fami ki ete? ». Kestion lorizinn nu fami ek kestion kiltir ki nu fami swiv ena mari buku linportans pu nu morisyen. Li kumsa parski nu pei li tipti, byin souvan nu konn dimounn dan diferan rezyon. Kan premye fwa nu zwenn enn dimounn, nu pran ranseynman lor li ek so fami. Nu dimann li so non fami ek nu dimann li kot so fami reste. Apre nu dimann li si pa li konn tel tel dimounn res dan lendrwa. 

Dan Moris ena buku diferan kiltir ek melanz, akoz sa mem kestyon « ki to ete twa ? » ena sa kantite linportans la. Li permet nu kategoriz  ban Morisyen nou zwenn. Tu dimounn dakor pu dir ki nu bann morisyen, me personn pa koz kiltir morisyen ! Dan Moris nu dakor pu dir ki Cavedee, Mahashivarathree, lane sinwa, Pak , Eid ban levennman nasyonal. Tu media prezent li coum sa et bann morisyen zur sa bann fet la pu fer enn ti manze spesyal e pu swet bonn fet zot bann vwazin ek konesans. Bann fete kiltirel Moris pa zis fet enn kominote, akoz sa mem apel sa konze piblik. Souvan li arive ki nu konn bann mem dimounn. Suvan ine arive mo zuenn ene dimounn pu premye fwa, apre letan nu koze nu realize nu fami par alyans u par disan ou byin ki nu kon bann mem dimounn san ki zamé noun zoine. Moris mari tipti e pourtan depi plis ki 200ans tu kominote melanze e viv lor sa but la ter la.  Depi lepok lesklav ek culi tu kiltir ine melanze, be mo pas kompran kifer zordi sa p divise nu ??? 

Mo pa konpran kifer morisyen pa konn fer diferans ant bann kestyon  nasyonal ek bann  kestyon kominote. Kan elektyon vini sakenn gard so monteyn e lerla bann politik nek ena pu fer tu kalite lalyans ek maguye pu pran puwar. Enn kestyon nasyonal, so linportans pli gran ki nu kominote parski san la nasyon nu kominote li pa ekziste. Parski sak kominote rekonet bann lezot ki tu kominote ena enn plas dan nu sosyete. 

Enn « Nation » so definisyon, se plizyer kominote kinn truv enn lakor pu viv ansam. Nu tu dakor pu viv ansam e se sa ki fer la Nasyon Morisyenn. Depi plis ki desan banane nu pe viv lor sa ti but later la. Se ki li été zordi, li rezilta la syer tu nu bann anset. Si pei la pe dibut se parski depi tuzur nu bann gran dimounn inn respekte zot vwazin e ki tu dimounn inn travay ansam. Buku dimounn kwar ki zot pann geyn rekonpans, me li pa vre Zordi bucu dimoune dan le monn dir ki nu pei ene paradi e nu tu ena enn par dan sa pei la. Se leritaz nu bann zanset inn lese e se kado ki nu bizin transmet nu bann zenfan. Nu bizin vin bann citoyen responsab et pran nu destin dan nu lamin … nu bizin aret vot couma burik …   


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