Pu enn nasyon morisyenne for … bizin vot ar la lozik… pa ek lekerr

Pourquoi manifester ???
11 décembre, 2019, 7:56
Classé dans : Politique Mauricienne

Ce samedi se tiendra à Port-Louis la deuxième manifestation du collectif « Nou lavwa, nou dinite » qui s’est constitué suite aux différentes irrégularités découvertes concernant les élections générales du 7 Novembre 2019.

Notre gouvernement à modifier une partie  du « Representation of the peoples Act » pour permettre à la « Electoral Supervisory Commission (ESC)» d’enlever de la liste des électeurs des citoyens mauriciens vivant sur le territoire mauricien n’ayant ni changer de statut civil, n’ayant pas déménager ou n’ayant pas changer de nom. C’est effectivement se qu’il s’est passé, plusieurs milliers de Mauriciens ont été enlevé de la liste électoral alors qu’ils n’ont ni déménager, ni changer de nom depuis les dernières élections générales de 2014. En règle générale, le « Representation of the Peoples Act » pose une règle pour éviter cela en imposant que toutes listes électorales soient  constituées à partir de la précédente. La ESC répond à cela en renvoyant la responsabilité aux électeurs n’ayant pas utilisé l’opportunité proposé chaque année de vérifier que leurs noms soient bien inscrits sur la liste des électeurs. Cela ne suffisant pas, parce que dans beaucoup des cas les électeurs concernés n’avaient aucune raison de penser qu’ils ne seraient pas sur la liste n’ayant ni déménager, ni changer de statut civil et n’ayant pas changé de nom, à cela la ESC  suggère que cela doit être le résultat d’erreurs humaine.  Tout en précisant qu’elle est prête à répondre à toute question venant des juges de la Cour Suprême.  Les réponses du commissaire électorale n’ont fait qu’accentuer les doutes qui planaient sur le résultat de ces élections, surtout après que ce dernier ait trouvé juste et raisonnable de venir préciser que c’est à l’aide d’un T-square que des bulletins avaient étaient ranger en pile donnant l’impression que l’urne avait été ouverte et les bulletins placé dedans de manière aussi ordonné.

Les autres interrogations soulevées par le déroulement de ces élections sont divers et variés, on pourrait parler du nombre de votant qui se seraient déplacés vers les centres de vote entre 15h et 18h, ils seraient presque 300,000 selon les chiffres de la ESC. On pourrait parler également de l’absence de liesse populaire et l’absence de meeting de remerciement. On pourrait parler du nombre de travailleurs étranger ayant eu la possibilité de voter et on ne peut passer sous silence le rôle prépondérant de la MBC. Souvenons nous que lors de la soirée précédent les élections générales du 7 Novembre 2019, Un individu se présentant comme un chef religieux était sur tout les écrans de Maurice, à l’heure ou devait se dérouler les programmes spécialement enregistré par les divers partis inscrit pour les élections afin de présenter leurs projet de gouvernement, le chef religieux en question as eu accès à notre télévision nationale afin d’appeler à voter pour l’alliance du gouvernement sortant.

Avec  tout cela je ne vous ai pas parlé des quatre bulletins de vote qui au lieu d’être en sureté dans le coffre de la SMF, on été retrouvé dans la nature et là… la police enquête.

Mauriciens, Mauriciennes… nous avons encore la chance de pouvoir manifester dans un pays qui n’est plus qu’une pseudo-démocratie. Nous avons encore le droit de dire haut et fort, après avoir demandé l’autorisation à la police, que nous voulons des élections qui soient propres et sans tâches.

Tant que c’est encore possible regroupons nous et surtout faisons le parce que notre silence, notre manque de motivation et notre refus de nous engager publiquement pour défendre notre démocratie sont en réalités les clous qui scelle le cercueil de nos espoir d’un avenir meilleur pour nos enfants.

Ivor Tan yan       

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Notre patrimoine commun
25 août, 2019, 10:17
Classé dans : Politique Mauricienne

Il est trop tard pour arrêter Ia catastrophe écologique, qui affectera le mode de vie des hommes qui hériteront de notre terre. Les générations qui nous succéderont à l’île Maurice, comme ailleurs sur notre planète, devront apprendre à faire autrement. Les technologies que nous avons été capable de développer grâce au pétrole les y aideront certainement, mais Ies dégâts que nous aurons causé à notre planète prendront des siècles avant de cesser de nuire aux vivants.

Les héritiers de cette terre meurtrie devront subir les conséquences d’une déforestation dont le point culminant n’est en rien les 70,000 incendies qui détruisent en ce moment le poumon de la planète, en Amazonie. La déforestation a commencé il y a plus de 200 ans déjà et c’est d’ailleurs pour pallier à ce problème qu’en Grande-Bretagne on a commencé à creuser la terre pour le charbon à a fin du 18ème siècle. Le charbon sera très rapidement concurrencé avant d’être remplacé par le pétrole. La déforestation, tout comme les travaux de forage, était la solution trouvée pour répondre au besoin planétaire en énergie. Très vite l’industrialisation s’accompagnera d’une surutilisation de nos ressources en eau et une utilisation abusive de produits chimiques tels que les engrais et les pesticides. Tout cela avait un objectif précis:

Le confort de  l’homme civilisé.

C’est pour cette raison que la colonisation commence sous le prétexte que les peuples colonisés sont dans l’incapacité d’exploiter efficacement et durablement les ressources sur lesquelles ils sont assis.

Cette logique aura eu pour conséquence la première réaction géologique d’origine humaine, les géologues la nomme anthropocène. La réaction est Ie résultat de l’accumulation dans notre atmosphère de Co2 que la nature avait stocké sous forme de bois, de charbon et de pétrole. La transformation de ce carbone de sa forme solide à sa forme gazeuse est directement liée à l’activité humaine.

L’homme a vraisemblablement survécu à la dernière ère glacière, mais depuis il semble avoir perdu ses liens avec la nature. Le niveau de sophistication de notre société est tel que la terre se vend aujourd’hui sous sachet plastique dans nos supermarchés. Cette situation est symptomatique de notre époque, le marché est, semble t-il, responsable de trouver des solutions aux problèmes des hommes. Bien sûr les solutions que propose le Marché aux problèmes des hommes se doivent d’être profitables au risque de ne pas être considéré comme viable.

Lorsque Rockfeller prend sa retraite en 1896 assis sur la plus grande fortune du monde, la presse favorise l’opinion selon laquelle c’est son génie du commerce et son sens des affaires qui a fait de lui l’homme le plus riche du monde. Pourtant tout ceux qui ont suivi sa recette, à savoir garder la mainmise sur une ressource essentielle, ont connu Ie même succès. Sont-ils également des génies du commerce avec un sens inné des affaires? Ou alors se sont-ils cantonnés à profiter de notre dépendance à l’énergie fossile?

Durant les deux derniers siècles, nous avons renforcé notre lien à l’argent, un outil sensé nous permettre d’échanger des biens de valeurs équivalentes, tout en augmentant de manière systémique notre dépendance à l’énergie fossile ; et cela en défaveur de notre relation avec la nature. Si dans les années 70 il était possible d’acheter un arpent de terrain pour un montant ‘X’, aujourd’hui la valeur de ce même bien est multiplié par 1000%. Pourtant la valeur intrinsèque du lopin de terre n’a pas changé, c’est son prix par rapport au marché qui a changé.
Le professeur de philosophie Thomas Schauder explique la différence entre le prix (la valeur d’échange) et la valeur d’usage dans sa chronique en date du 10 Janvier 2018 que l’on retrouve sur la page www.lemonde.fr de la manière suivante:
Deux conceptions de la valeur s’opposent ici, et donc deux visions économiques différentes. Et cette discussion, aussi vieille que la discipline économique, est encore d’actualité. D’un côté, la valeur d’un bien ou d’un service dépend de son prix, c’est-à-dire de la possibilité de l’échanger contre un autre bien ou service (c’est la « valeur d’échange ») ; de l’autre, la valeur dépend de l’utilité, voire de la nécessité, de ce bien ou service (c’est la « valeur d’usage »). Pour les économistes dits « classiques », comme Smith, Ricardo, ou encore Marx, ce sont là deux choses complètement différentes. Ainsi, l’or ou le diamant ont une très forte valeur d’échange (ça coûte très cher), mais une très faible valeur d’usage. A l’inverse, le ticket de bus a une très faible valeur d’échange et une très grande valeur d’usage (pour certains, c’est le seul moyen de se rendre au travail, par exemple).”

Ainsi dans le contexte actuel, alors que l’Amazonie brûle, que les arbres de la promenade Roland Armand et du Chemin du Sucre sont tombés, sacrifiés sur l’autel du progrès, on ne peut plus permettre au marché de fixer le prix de la destruction de la nature. Ex: Tax carbone.

Si nous devons transmettre un héritage aux générations futures, cela doit être celui d’un principe qui s’inscrirait dans nos lois comme quelque chose d’immuable: La nature est un bien public dont la préservation ne doit faire l’objet d’aucune économie.

Ivor Tan yan

Dimanche 25/08/2019



Ni de gauche, ni de droite
4 février, 2010, 11:07
Classé dans : Politique Mauricienne

Nous sommes des « hard workers » et il est pour nous normal de travailler plus si l’on souhaite arrondir nos fin de mois. Il nous est arrivé à tous d’occuper plusieurs emplois à certaine période de nos vie pour financer la construction de sa maison, le mariage d’un enfant ou encore pour prévoir le financement de nos études tertiaires ou de ceux de nos enfants. Nous ne sommes pas les champions des dossiers et des demande de bourse, aide toi toi-même et le ciel t’aidera, c’est un peu la philosophie mauricienne. Nous sommes très fort pour entreprendre et réaliser des projets, notamment lorsque cela concerne notre confort et celui de notre famille. Toutefois, je déplore que nous ne mettions pas plus d’énergie pour la construction d’une société forte. Il est dommage de constater que malgré la force, le courge et l’intelligence du peuple mauricien, ce sont toujours les même qui sont à la tête du pays depuis plus de cinquante ans. L’idée selon laquelle le chef de l’Etat doit appartenir à la communauté majoritaire dans le pays est sans fondement. Cela n’est généralement pas le cas dans une démocratie, l’Inde avec un président Musulman, les Etats unis avec un président Afro-américain et la France avec un président d’origine hongroise sont des exemples suffisant pour décrédibiliser cette idéologie. Cette dernière ne sert qu’à décourager un maximum de candidat potentiel. Cette idée éloigne le Mauricien de la politique, car il est en droit de penser qu’il n’y trouvera pas sa place parce qu’elle mets au second plan la question des parties politique et des idéologies qu’elles véhiculent.

La politique ce n’est pas ce que l’on voit dans les médias, le mot politique vient du grecque politikè est signifie science de l’organisation de la cité. La politique a pour caractéristique principales d’axé son travail sur la prévision et non l’improvisation. Le travail politique demande de la patience et de l’humilité, si l’on fait de la politique pour le simple fait d’avoir du pouvoir on est dans l’illusion. D’ailleurs on n’a pas de pouvoir en politique, on a d’immense responsabilité.

Il faut que plus de jeune originaire des classes populaires entre en politique, pour se faire il faudrait que ces derniers commence déjà par s’y intéresser. A chaque fois que je parle de politique à des amis de ma génération, (génération : gameboy, super nintendo et play station) je me heurte à la même résignation. Ils me disent pour la plus part que cela ne servira à rien.

Pourtant il y a tellement à faire notamment dans le domaine social à Maurice, l’écart entre la classe laborieuse et la classe moyenne devient de plus en plus grand. La fracture sociale à Maurice peut avoir des conséquences dangereuses pour la stabilité du pays, mais ce n’est rien comparaît au conséquence à long terme sur le développement d’un pays dont la richesse est sa main d’œuvre.

L’Etat devrait intervenir pour combler cette écart social sans pour autant encourager l’assistanat. Cela ne fait pas partie de notre culture et de nos traditions, notre pays existe aujourd’hui parce que nos ancêtres n’ont pas hésité à remonter leurs manches et à suée pour certain jusqu’à la mort parce qu’il croyait dans l’avenir du pays. Mais je souhaite que mon propos ne soit pas détourner pour parler de l’esclavage ou encore l’exploitation de la main d’œuvre indienne, là n’est pas la question, plus de 150 ans se sont écoulés depuis la fin de cette période. Plusieurs générations nous sépare de nos ancêtres qui ont vécu cela et nous avons connu un développement exponentiel durant les 40 dernières années, nous avons souhaité et obtenu notre indépendance parce que nous avons accepté notre passé et que vivre ensemble nous convient. C’est à mon sens de la démagogie, que d’aborder la question de l’exploitation de nos ancêtres par les uns ou les autres ou encore la défense des droits d’une ou l’autres des communautés mauriciennes.

La réalité c’est qu’aujourd’hui pour exister sur le plan politique, puisque tous ne peuvent pas être des fils de … , certains choisissent de se positionner sur le plan de l’appartenance communautaire en utilisant des arguments alarmiste pour faire peur et obliger certain à choisir l’enferment sur soi plutôt que l’ouverture. L’omniprésence d’une tension pseudo communautaire dans le débat politique, permet de faire l’impasse sur des sujets qui concernent directement le mode de vie des mauriciens.

Pourtant il y a tellement de sujet grâce auquel nous pourrions animer le débat politique mauricien, notamment la question des transports en commun ou encore des questions concernant l’infrastructure urbain les routes mal éclairer, des routes endommager par des travaux divers (c.w.a ou sewage etc), la délinquance et la question du trafic de drogue à Maurice. Toutes ces questions font-elle l’objet d’un débat à l’île Maurice ? D’ailleurs y a t-il des débats publique à Maurice entre dirigeant des forces politique ?

La seul et unique fois que j’ai voté à Maurice, j’ai voté pour le ptr, non pas par conviction mais simplement parce que mon père faisait parti de cette mouvance politique. Aujourd’hui que j’ai ouvert les yeux je réalise qu’un tel comportement révèle l’absence de vision et de connaissance de la chose politique. A l’époque j’avais tout juste 20 ans et aujourd’hui j’en aurai bientôt 30. Je comprends mieux l’importance et les conséquences de l’orientation politique d’un pays. Certes nous avons une marge de manœuvre réduite en raison de notre dépendance aux différents lobbies internationaux. C’est pourtant la raison majeur qui devrait nous motivé à prendre en main notre destiné sociale et politique, finalement peu importe qui sera au pouvoir notre politique de collaboration économique et commerciale internationale dépendra toujours de notre travail car la seul richesse que possède notre pays c’est sa force de travail. Toutefois, il persiste chez nos compatriotes une véritable léthargie. Il semble que nous soyons résigné et persuader que ce domaine est exclusivement réservé à certains nom.

Je pense que l’action puis l’inaction d’un certain mouvement qui à vu le jour pendant la période qui précéda et succéda l’indépendance y est pour beaucoup. Je pense que la main mise de ce leader politique sur son parti contribue a appauvrir notre paysage politique. Mais je refuse de faire porter le chapeau à un homme qui n’est pas plus opportuniste que les autres finalement.

Pourquoi ne garderai t-il pas la place bien chaude en attendant que son fils s’intéresse à son pays ???

Nous citoyens mauricien sommes entièrement responsable de cette situation. On se contente d’accepter notre sort, on ne s’intéresse à la chose politique qu’en spectateur passif aussi longtemps qu’un problème social ne nous porte pas préjudice. exemple : la corruption, deux automobilistes sur trois ont déjà donné « enn dithe » à un officier pour éviter d’être sanctionner. Malheureusement tant que l’on n’est pas victime de cette corruption, on écoutera Finley en parler dans son émission de 9h à 11h en se réjouissant de savoir qu’il y a toujours cette option qui est envisageable si notre cercle d’influence ne peut plus nous protéger. Ces pratiques peuvent continuer sans que cela ne dérange notre petit confort. D’ailleurs cette émission « Enquête en directe » est le produit d’un système qui ne fonctionne pas normalement. Comment expliquer sinon que des citoyens doivent faire appel à un média pour que leurs démarches administratives ou d’autres situation aberrantes soit traiter avec diligence et sérieux.

Le culte de la famille et du réseau à ses limites, ces dernières sont atteintes lorsque l’avancement social des individus est compromis parce qu’ils ne connaissent pas les bonnes personnes alors qu’ils ont les compétences. Si l’on souhaite que notre pays continue a progressé il faut que nous fassions preuves de plus de patriotisme, il faut que l’on vote en fonction d’un programme et non d’un fils de … Il faut que l’on refuse le jeu de la chaise musicale en politique. Il faut que l’on accorde notre soutiens à des gens qui on l’intention de restructurer les institutions Etatique mauricienne en profondeur pour qu’elles mutent d’une oligarchie bourgeoise vers une démocratie basée sur des valeurs d’équité sociale.

Ivor TAN YAN



La classification des communautés dans la constitution
19 mars, 2009, 19:20
Classé dans : Liens,Politique Mauricienne


Marc Hein se dit sidéré par la classification des communautés dans la Constitution de l’île Maurice. Il déclare d’avance être cynique et critique, tout en espérant être constructif dans cet article.
 Ce que je lis depuis quelques temps dans les journaux me sidère en ce qui concerne la classification des communautés dans la Constitution de notre pays. Depuis les mouvements du père Grégoire nous assistons à un renouveau de l’identité créole qui a probablement sa raison d’être. Une communauté, longtemps brimée, refait surface et réclame pleinement sa donne communautaire avec dans son sillage une traînée de revendications, certaines sensées, d’autres moins sensées. Je déclare d’avance être cynique et critique, tout en espérant être constructif dans cet article. Le Créole dans la ConstitutionVenons-en aux faits constitutionnels : l’idée serait d’ajouter le terme «créole» à la liste des communautés qui se lit aujourd’hui à la section 4 de la Cédule I de la Constitution, nommément ; les communautés (a) hindoues, (b) musulmanes, (c) sino-mauriciennes et autrement, (d) population générale.

Deux alternatives s’offrent à nous. Premièrement le terme population générale est remplacé par le mot «créole» (kréol ?) et sera alors créée une nouvelle catégorie de citoyens et le tour est joué. Rappelons que les membres de la population générale aujourd’hui sont ceux qui ne sont ni hindous, musulmans ou sino-mauriciens by “their way of life”, au fait notre façon de vivre ou notre mode de vie. Bref cette population générale qui est une catégorie fourre-tout ; on est de la population générale par élimination puisqu’on n’est pas autre chose. Les interprétations diverses de ce «mode de vie» ont fait l’objet de milliers de commentaires et de nombreux jugements de notre Cour suprême. Même la Commission des droits de l’homme s’en est mêlée récemment dans un jugement du juge Seetulsingh. Donc dans la première alternative le membre de la population générale devient créole.

LIBERALISATION. Participation de Maurice à une conférence ministérielle de l’OMC. Maurice participera à la conférence ministérielle convoquée par le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy. Cette conférence se tiendra à Genève du 25 au 27 juillet. Un nombre limité de pays, soit 25 sur les quelque 150 pays membres de l’OMC, pourront y participer. La réunion aura pour objet les modalités pour la libéralisation des services et des produits agricoles et industriels.

Dans la deuxième variante, on ajoute le mot créole et l’on garde le terme population générale. Nous passons alors à cinq communautés au lieu de quatre, mais on peut s’attendre à des demandes des Tamouls, Telegus, Marathis, Gujaratis ou autres qui voudraient avoir leurs communautés inscrites. Leurs demandes seraient alors bien légitimes. Nous avons bien par exemple l’effigie de l’illustre tribun Renganaden Seeneevassen (représentant les Tamouls) sur le billet de Rs 100 et des textes en tamoul sur lesdits billets de banque.

Au fait puisqu’il y a parmi ces communautés, la communauté dite «sino-mauricienne», certains pourraient prétendre à une communauté «franco-mauricienne» étant donné la présence des colons français depuis le début du 18ème siècle et leur contribution au développement de l’île Maurice. Nous voyons bien Maurice Paturau sur le billet de Rs 50 et sir Jean Moylin Ah Chuen sur celui de Rs 25. L’un représente les «Franco-Mauriciens» et l’autre les «Sino-Mauriciens». Si la Banque de Maurice consacre ces clichés à la postérité, pourquoi pas la Constitution !

Il nous a été rappelé récemment par l’ancien chef juge Rajsoomer Lallah que les rédacteurs de notre Constitution, dont le Professeur de Smith, ne voulaient pas énumérer les communautés qui sont supposées représenter la nation mauricienne et que ce furent les politiciens qui imposèrent cette façon de pensée à la Constitution dans les années 1965. Ce fut fait à la suite de la conférence constitutionnelle tenue à Londres à cette époque, et l’on subit cette emprise de l’histoire qui me dérange profondément en tant que juriste et Mauricien.

Je le rappelle une fois de plus. Les communautés ne sont mentionnées nulle part dans la Constitution sauf à la fin du texte à cette fameuse section quatre de la Cédule I. Tout cela pour accommoder le “best loser system” qui accorde par un mécanisme compliqué huit députés correctifs. Donc une consécration ethnique constitutionnelle pour pouvoir seulement nommer ces huit députés. Les premiers quatre députés sont nommés d’après des critères de communautés et les seconds quatre d’après un critère mixte des plus compliqués. Et en plus en se basant sur un recensement datant de 1972 – vieux de 36 ans – où les Mauriciens avaient à dire de quelle communauté ils étaient issus. Il n’y a pas eu depuis de recensement demandant aux citoyens de mentionner leur communauté et ainsi toutes les mathématiques pour désigner ces députés datent de 36 ans. Quel anachronisme ! Et tout cela simplement pour nommer une poignée de députés correctifs.

«Donc d’après mon arbre
généalogique je suis de
descendance française. Ma famille est implantée à l’île Maurice
depuis des centaines d’années
et je me considère comme Mauricien, un point c’est tout.
Je n’ai pas de passeport français
et mon passeport mauricien est
le seul qui me permette
de traverser les océans et
les continents, et j’en suis fier»
Je me pose une question simple, personnelle, QUI SERAI-JE ? après ces amendements proposés à notre Constitution. La famille de mon père émigra de France, quittant la Lorraine pour l’Ile Maurice en 1815 après la défaite de Napoléon; la famille de ma mère quitta la Bretagne après la révolution française de 1789 toujours pour l’Ile Maurice. Donc d’après mon arbre généalogique je suis de descendance française. Ma famille est implantée à l’île Maurice depuis des centaines d’années et je me considère comme Mauricien, un point c’est tout. Je n’ai pas de passeport français et mon passeport mauricien est le seul qui me permette de traverser les océans et les continents, et j’en suis fier. Je remercie mes parents qui m’ont toujours appris le mauricianisme et une éducation anticommunaliste pour combattre ces termes ethniques et dépassés.

Donc, après cet amendement qui serait proposé à la Constitution, est-ce que je deviens créole? Situation cocasse que je pose comme question ?

Les dictionnaires Larousse et Robert interprètent le mot créole comme celui qui est né de descendance européenne aux colonies. Je suis donc grammaticalement un Créole mais suis-je un Créole dans le sens mauricien ? Un ami légiste qui revendique avec véhémence la créolité, me disait que ce serait un non-sens si moi, blond à peau claire, je devenais créole car les amendements prévus veulent reconnaître l’identité créole et non pas ce genre de situation (la mienne !). Pour cet ami je ne peux en fait être créole. Posons-nous donc quelques questions.

Quid d’un Allemand fraîchement émigré chez nous, blond aux yeux verts (donc pas né aux colonies) et qui vit un “way of life” à l’européenne ! Il est quoi ? Créole, population générale ou que sais-je ?

Je suis né «aux colonies» quand l’Ile Maurice était colonie avant 1968, donc un créole d’après le dictionnaire, mais mon fils né après 1968 n’est donc pas né aux colonies, puisque l’Ile Maurice était indépendante. Alors lui n’est pas créole comme n’étant pas né «aux colonies» mais moi si!

Que faire de celui qui refuse d’être hindou, musulman, sino-mauricien ou autre, la Cour ne serait-elle pas tentée un jour de faire appel au test morphologique du faciès pour décider ce qu’il est ?

Quid maintenant de tous mes amis ayant fait des mariages mixtes et ayant des enfants métisses ? Ils se classent où ? Quelle honte de notre Constitution de vouloir les catégoriser ainsi. Notre Constitution, la mienne, la vôtre, est ce texte déterminant les règles de l’Etat. Elle récuse les excès de l’anarchisme, les débordements de la dictature et établit les règles de la démocratie, bref de notre civilisation. Elle doit tolérer et prendre en compte tout ce qui concerne la nation mauricienne.

Je peux nommer des dizaines de cas bizarres où la Cour pourrait être contrainte à faire appel à des critères d’ethnie ou de morphologie par des dérives judiciaires pour déterminer la communauté. Nous naviguons alors dans les eaux dangereuses de la classification raciale où plus près de nous récemment, sous l’apartheid, les Sud-Africains avaient leurs propres critères de race. L’on mesurait le pénis, la pigmentation des seins et la droiture des cheveux afin de savoir si quelqu’un était africain, blanc, «de couleur» ou encore hindou. Du pur Docteur Mangele, sinistre médecin raciste et eugéniste sous le régime hitlérien à Austwich. Je conseille franchement qu’on n’en arrive pas là aux portes de ces critères dangereux.

Certains prendront probablement mal ce que j’écris ici mais il faut le dire pour en finir avec toutes ces connotations ethniques, racistes et communalistes. Ceux qui me connaissent comprendront ce que j’écris car mon but n’est pas de froisser qui que ce soit mais d’aider à faire comprendre.

Beaucoup de mes amis créoles vivent comme moi le même mode de vie ; «way of life» et en Droit je deviendrais donc probablement créole plutôt que population générale (mais peut être pas mon fils !). Poussant l’argument plus loin, nombreux sont les hindous et musulmans qui ont encore ce même mode de vie et qui devraient être aussi créoles. L’on pourrait écrire encore beaucoup et très longtemps sur des cas atypiques qui nous dirigent vers des absurdités.

L’AvenirVoila à quoi nous mène de reprendre les termes du passé pour accommoder des concepts de notre temps.

Je vais déranger mais il est maintenant anachronique, désuet, dépassé et pour moi carrément stupide de toujours jouer sur les communautés.

Elles doivent disparaître pour être remplacées par le mauricianisme afin de permettre pleinement au Mauricien de prendre naissance. Cet HOMO MAURICIANUS existe, donnons-lui ses droits. Regardons vers l’avenir plutôt que le passé. Ce dernier est riche de sens mais respectons les générations futures.

Une nouvelle ConstitutionUne suggestion est d’avoir un préambule à une nouvelle Constitution, qui serait après proclamée, reconnaissant que des migrations variées ont peuplé ce pays et qu’aujourd’hui en 2008, nous reconnaissons la contribution de toutes les communautés et des peuplements à la nation mauricienne. Un tel préambule existe dans plusieurs Constitutions du monde. Je peux nommer les Etats-Unis, l’Inde, la France et encore d’autres. Ce serait bien afin, d’accommoder tous les peuplements de l’île Maurice.

Une Assemblée constituante serait alors tenue pour réviser la Constitution avec le concours de tous les députés de la Chambre et du président de la République, abolir le “best loser system” et établir une nouvelle Constitution. Il serait utile d’intégrer la participation du judiciaire à ce processus car elle est essentielle et importante en tant que garantie de l’impartialité ! Finalement ce n’est que ce système électoral, avec les députés correctifs qui nous font l’honneur d’avoir des classifications ethniques dans la Constitution. Nous n’avons jamais eu d’Assemblée Constituante car notre Constitution fut imposée par des Britanniques par un “Order in Council” de la Reine. Ceux qui ont crainte parmi les minorités de se voir perdants et dilués peuvent se rattraper indirectement sous une forme de représentation proportionnelle. D’où l’idée qu’une reforme électorale avec une dose de proportionnelle peut apporter les “checks and balances” requis de tous pour maintenir l’équilibre communal au Parlement. Plusieurs ont écrit dessus récemment et j’y reviendrai.

Ceux qui croient en l’avenir de l’Ile Maurice doivent se mettre debout, comprendre et faire comprendre que le concept d’annuler les appellations «hindou, musulman, sino mauricien, ou population générale» est possible dans le cadre d’une réforme constitutionnelle et électorale tout en respectant les peuplements divers. Cela ferait le plus grand bien aux Mauriciens et cela est mon rêve et mon espoir. Les communautés continueront leurs activités de par leur propre nature sociale, culturelle ou religieuse dans l’île Maurice arc-en-ciel mais sans qu’elles soient figées dans la Constitution comme obstacle perpétuel à la construction mauricienne. Après 40 ans d’indépendance nous devons cela à notre Constitution.

Ce 19 juin 2008

 

 

Par Marc HEIN 



IDENTITÉ, CULTURE ET MAURICIANISME
15 août, 2008, 23:46
Classé dans : Politique Mauricienne

Le pouvoir au prix fort pour la nation 

Le paysage politique mauricien offre une belle image de la crise identitaire dont souffre notre nation. Rappelons qu’une nation est une grande communauté humaine, le plus souvent installée sur le même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte. 

Nous sommes les enfants du monde, l’île Maurice a été pendant longtemps un carrefour incontournable pour les voyageurs. Nous sommes le résultat de ces diverses rencontres dont a été témoin notre mère patrie. Notre histoire est toute jeune mais déjà bien riche, elle date d’environ 200 ans ; à l’échelle du monde, elle est insignifiante. Pourtant notre mode de vie est envié. Ici se côtoient quotidiennement des cultures et des traditions millénaires, reproduites et transmises depuis plusieurs générations. Ces traditions se perpétuent dans l’île depuis qu’elle est devenue la terre d’accueil d’esclaves arrachés à leurs terres natales et de migrants en quête de jours meilleurs. La culture mauricienne trouve ses sources dans ces mélanges et ces rencontres ; la magie de notre pays réside dans le fait que la friction entre ces différentes cultures n’a pas abouti à la disparition de l’une ou l’autre d’entre elles. Elle a créé une nouvelle culture qui englobe toutes les cultures présentes sur le territoire mauricien sans en amputer la moindre parcelle : le mauricianisme. Le kreol morisyen en est la preuve vivante. 

Depuis plusieurs générations, les traditions se perpétuent et se superposent malgré les difficultés parce que l’union fait la force. Chaque communauté à Maurice reproduit certains gestes ancestraux pour des mariages ou des enterrements ou encore pour des rituels particuliers sans aucune restriction, et toutes les communautés connaissent des mariages mixtes. L’île Maurice est une véritable démocratie religieuse, pourtant durant ces 20 dernières années de plus en plus de partis et de groupuscules ont vu le jour et s’attribuent l’étiquette de défenseurs des droits des différentes communautés mauriciennes. 

C’est à mes yeux un non sens, car jamais dans l’histoire de Maurice une pratique religieuse ou culturelle n’a été interdite par l’État mauricien. Cela contrairement à notre île sœur, La Réunion. Mis à part l’épisode des bagarres raciales qui ont eu lieu juste avant l’Indépendance de Maurice, des événements qui trouvent leur source dans des arguments racistes et d’un autre temps, utilisés par des politiciens de l’époque pour exacerber les sentiments d’une population déjà angoissée par des craintes justifiées concernant leur avenir post-indépendante. 

Ainsi, je n’arrive pas à comprendre l’objectif poursuivi par ces divers partis et groupuscules pour lesquels je ne ferai pas de publicité inutile. Ces mouvements n’affichent aucune position économico-sociale cohérente et proposent des stratégies qui ne correspondent pas à notre époque. On est dans l’ère du libéralisme à outrance, à notre époque il n’y a pas de place pour le favoritisme, le clientélisme et le protectionnisme. 

Alliances multiples 

Toutefois, pour gagner les élections à Maurice, les grands partis s’obligent à des alliances multiples et variées car, sans elles, personne n’obtiendrait la majorité nécessaire pour gouverner, ou alors le gouvernement disposerait d’une faible majorité, limitant son champ d’action. Nous savons pourtant vers quel genre de dérive extrémiste peut mener ce type de pratique ; nous pouvons pour cela nous baser sur un exemple mondialement et tristement connu. Le Liban est devenu aujourd’hui un pays impossible à diriger, car les coalitions nécessaires à l’accession au pouvoir brident toute tentative de réforme profonde des institutions du pays. Pourtant, un État doit être capable d’accorder ses institutions avec l’évolution des besoins de sa population. 

Il y a trois ans de cela, l’écrivain Bernard Lehembre, au cours d’une discussion que nous avons eue, utilisa l’expression « petit Liban » pour parler de mon pays. Cette comparaison m’inspira une vive réaction. Je lui ai dit que, chez nous, on ne tue pas notre voisin parce qu’il n’est pas de la même confession religieuse que nous. Il répondit très calmement qu’au Liban également ce n’était pas le cas il y a 30 ans de cela. 

Sa réponse m’a poussé à m’interroger sur les raisons et le contexte qui mènent à l’apparition de ces différents groupuscules  » communautaires  » ; finalement, ne serait-ce pas l’utilisation à des fins personnelles d’une sympathie populaire par un individu ? 

Le pouvoir personnel peut être défini comme la mainmise sur une idéologie par un individu, ce dernier agissant comme s’il en était la source. Cela est contraire à toute idéologie car le fragile équilibre, qui fait la quintessence d’une idéologie, provient des contre-pouvoirs. Ces derniers sont les avis contraires au sein même du groupe, qui milite en faveur de cette idéologie. Un leader omniprésent et imposant sa vision de l’idéologie dénature l’idée première véhiculée par cette dernière. Selon le modèle démocratique contemporain, Machiavel aurait tort, lui qui suggérait au souverain d’éliminer les prétendants au poste de souverain. Pourtant, c’est ce qu’ont fait des leaders politiques. Qui pourrait prendre la tête de nos grands partis aujourd’hui ? 

Et si demain les armes à feu devenaient plus accessibles à Maurice ? Irions-nous jusqu’à nous entre-tuer pour des raisons communautaires ? Je refuse d’y croire parce que je suis Mauricien avant tout… je suis Mauricien avant d’être musulman, je suis Mauricien avant d’être chinois, je suis Mauricien avant d’être hindou et je suis Mauricien avant d’être chrétien. Je suis tout cela tout en étant Mauricien, mais pourtant j’ai peur parce qu’aujourd’hui la division communautaire semble être le fonds de commerce de nos hommes politiques. Ils sont à la recherche d’un pouvoir personnel, un flagrant exemple pourrait être celui qui donne son nom à son parti… 

Ivor Tan Yan 



Vir ki turne … turne ki vir
24 avril, 2008, 2:13
Classé dans : Politique Mauricienne

Depi lontan mo pa konpran kifer dimounn dimann mwa ki mo ete. Kan mo ti zenfan, li ti enn kestyon difisil pu mo reponn, parski lakaz bann paran ti dir mwa : « Twa to sinwa » Be mo pa ti paret sinwa ditu. Mo plis resamble enn hindomorisyen ki enn sinwa, a koz sa mem ki depi mo tipti, kan dimounn dimann mwa : »Ki to ete twa ? » mo dir zot mo morisyen. Bé selman dan moris, li pena sens dir ki to morisyen parski ban morisyen ena tendans dir : « Be oui nu tu morisyen, Be to fami ki ete? ». Kestion lorizinn nu fami ek kestion kiltir ki nu fami swiv ena mari buku linportans pu nu morisyen. Li kumsa parski nu pei li tipti, byin souvan nu konn dimounn dan diferan rezyon. Kan premye fwa nu zwenn enn dimounn, nu pran ranseynman lor li ek so fami. Nu dimann li so non fami ek nu dimann li kot so fami reste. Apre nu dimann li si pa li konn tel tel dimounn res dan lendrwa. 

Dan Moris ena buku diferan kiltir ek melanz, akoz sa mem kestyon « ki to ete twa ? » ena sa kantite linportans la. Li permet nu kategoriz  ban Morisyen nou zwenn. Tu dimounn dakor pu dir ki nu bann morisyen, me personn pa koz kiltir morisyen ! Dan Moris nu dakor pu dir ki Cavedee, Mahashivarathree, lane sinwa, Pak , Eid ban levennman nasyonal. Tu media prezent li coum sa et bann morisyen zur sa bann fet la pu fer enn ti manze spesyal e pu swet bonn fet zot bann vwazin ek konesans. Bann fete kiltirel Moris pa zis fet enn kominote, akoz sa mem apel sa konze piblik. Souvan li arive ki nu konn bann mem dimounn. Suvan ine arive mo zuenn ene dimounn pu premye fwa, apre letan nu koze nu realize nu fami par alyans u par disan ou byin ki nu kon bann mem dimounn san ki zamé noun zoine. Moris mari tipti e pourtan depi plis ki 200ans tu kominote melanze e viv lor sa but la ter la.  Depi lepok lesklav ek culi tu kiltir ine melanze, be mo pas kompran kifer zordi sa p divise nu ??? 

Mo pa konpran kifer morisyen pa konn fer diferans ant bann kestyon  nasyonal ek bann  kestyon kominote. Kan elektyon vini sakenn gard so monteyn e lerla bann politik nek ena pu fer tu kalite lalyans ek maguye pu pran puwar. Enn kestyon nasyonal, so linportans pli gran ki nu kominote parski san la nasyon nu kominote li pa ekziste. Parski sak kominote rekonet bann lezot ki tu kominote ena enn plas dan nu sosyete. 

Enn « Nation » so definisyon, se plizyer kominote kinn truv enn lakor pu viv ansam. Nu tu dakor pu viv ansam e se sa ki fer la Nasyon Morisyenn. Depi plis ki desan banane nu pe viv lor sa ti but later la. Se ki li été zordi, li rezilta la syer tu nu bann anset. Si pei la pe dibut se parski depi tuzur nu bann gran dimounn inn respekte zot vwazin e ki tu dimounn inn travay ansam. Buku dimounn kwar ki zot pann geyn rekonpans, me li pa vre Zordi bucu dimoune dan le monn dir ki nu pei ene paradi e nu tu ena enn par dan sa pei la. Se leritaz nu bann zanset inn lese e se kado ki nu bizin transmet nu bann zenfan. Nu bizin vin bann citoyen responsab et pran nu destin dan nu lamin … nu bizin aret vot couma burik …   


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